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02/12/2013

Pourquoi la CFE-CGC n’a pas signé le plan de départ volontaire COE et arrêt des rubans adhésifs?

Cfecgc.jpg3 syndicats sur 4 ont validé le plan de départ volontaire proposé par la direction, concernant le COE et l’arrêt de l’activité des Tapes sur Beauchamp. Une première question nous vient à l’esprit : comment 3 syndicats ont-ils pu signer un document validant la délocalisation des activités et les conséquences directes à cette décision ? Déontologiquement  il y a du chemin à faire … Souvenez vous, il n’y a pas si longtemps, ce débrayage en intersyndicale sur le site de Beauchamp (plus de 250 salariés mobilisés),  cette solidarité vis-à-vis des collaborateurs concernés par la réorganisation, la volonté collective de ne pas accepter cette situation. Les paramètres ont bien changés depuis… Chaque entité syndicale signataire ayant décidé de  jouer en solo pour en tirer nous ne savons quels bénéfices?  Lors des réunions de négociations, les propositions de la CFE-CGC n’ont pas été retenues par le directeur des ressources humaines, qui peu de temps après décrétait que les sujets de « fond » ayant été abordés, seuls les sujets sur la « forme » pouvaient être retenus. Pour faire simple, certains syndicats se sont attachés à la forme, changer une virgule, déplacer un paragraphe, remplacer un mot par un autre, etc... Une aubaine pour l’entreprise à qui finalement cela ne coûte rien. Aborder les sujets de fond, était plus risqué et pouvait avoir un coût.

 La proposition principale de la CFE-CGC (apportée à plusieurs reprises  lors des réunions ) était de négocier le montant de la rente liée au congé de fin de carrière et passer celle-ci de 65 %  du salaire brut moyen mensuel pris sur les 12 derniers mois, à 75 %, ce qui nous paraissait être d’un niveau plus en adéquation  avec ce qui se pratique dans les entreprises de même importance, et surtout favoriserait des départs.  Pour la direction cumuler la rente, la prime de départ en retraite et la prime complémentaire permettait de percevoir un revenu mensuel 100% identique à l’ancien salaire….  Pour le CFE-CGC  seule la prime complémentaire nous paraissait légitime…. La prime de départ en retraite étant de toute façon acquise par les salariés selon la convention collective, celle-ci ne devait en aucun cas être prise en compte dans le calcul. Pourquoi devriez-vous auto financer votre départ volontaire, par vos acquis? Réponse martelée du directeur des relations sociales « Cela engendrera un surcoût pour l’entreprise ». Ceci nous semble légitime pour un salarié ayant travaillé  plusieurs dizaines d’années, souvent en horaires décalés et ayant apporté sa contribution à l’enrichissement de l’entreprise,  de percevoir la totalité de sa prime sans qu’elle serve à compléter sa rente. Avec le refus catégorique du directeur des relations sociales le dispositif est bien moins attractif et tend à se poser de réelles questions quant à un départ dans le cadre de ce congé de fin de carrière. Hors le plan de départ volontaire est provisionné et financé en intégralité par les différents business de la filiale France. Nous sommes relativement surpris que notre grande 3M qui se porte plutôt bien financièrement en ces temps de crise aigue ne puisse faire un geste. En effet, alors que la part de bénéfice ne cesse de croître par actions, Messieurs les actionnaires 3M, toujours plus pour vous et de moins en moins pour vos salariés ; avez-vous conscience de votre responsabilité sociétale? On en doute !!!

 En conclusion à cet accord, la CFE-CGC tient à souligner qu’elle s’oppose à la validation du projet de réorganisation ou plan de départs volontaires entraînant des suppressions de  postes sur les sites de Beauchamp et Cergy. L’entière responsabilité reposant sur la direction du groupe 3M.

 Les mesures contenues dans ce plan de départs volontaires, et particulièrement celles favorisant  le volontariat des séniors, ne sont pas en adéquation avec les moyens financiers actuels dont dispose l’entreprise et le groupe auquel elle appartient.

 C’est pourquoi, la CFE-CGC continuera à faire des propositions concrètes et réalistes, en maintenant le dialogue social, pour offrir aux salariés, d’abord le maintien de l’emploi, et le cas échéant le meilleur niveau de mesures d’accompagnement.

Vos Elus CFE-CGC restent disponibles pour répondre à vos questions,vous aider à comprendre le contenu de l’accord et vous accompagner dans vos choix. 

Vous nous connaissez, CONTACTEZ-NOUS.

Commentaires

Bonjour

Cet accord peut sembler favorable, car il permet sur le papier de maintenir 100 % du revenu.
Cependant, il est surprenant que la prime de départ en retraite soit incluse dans le décompte de ce plan. En effet, celle-ci est de toute façon due par l’entreprise au titre des conventions collectives et n'a pas lieu d'être incluse dans un plan de départ.
Cela ressemble à un marché de dupe, qui en plus crée un fâcheux précédent sur lequel il sera difficile de revenir dans de futures négociations, ou les acquis de notre conventions collective pourront à nouveaux faire l'objet de tel marchandage.

Écrit par : Anonyme | 05/12/2013

Bien vu cher collègue,
les signataires de l'accord ont mis le doigts dans un engrenage fatal. Cela sera un précédent pour les employeurs.
Pour le groupe 3M, revendiquant des choix stratégiques réfléchies, ce que nous comprenons et acceptons à la CFE-CGC, il nous parait INTOLÉRABLE que des syndicats soit disant anti-mondialiste sur une économie qui oublie les salariés signent ce genre d'accord.
Les acquis sociaux doivent être préservés, surtout dans le cadre d'une entreprise qui est loin d'une liquidation, et de problèmes financiers.
Des choix stratégiques "OUI", le manque de respect des salariés sacrifiés "NON".

Écrit par : CFE-CGC | 06/12/2013

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